Mardi 6 mars à 18h30 : Histoire des systèmes familiaux, l'exemple de la famille communautaire dans le centre de la France. Par Gilles Sinibaldi.

Famille de paysans 1648. Antoine le Nain
Depuis longtemps maintenant, l'anthropologie étudie les systèmes familiaux dans les différentes ethnies ou sociétés extra-européennes, mais qu'en est-il de l'histoire ? La famille a aussi une histoire dans nos contrées et sa forme a évoluée depuis l'Antiquité en fonction de nombreux facteurs, y compris géographiques. Après un bref aperçu des typologies élaborées par les historiens et spécialistes de la question, nous étudierons plus particulièrement la famille communautaire du centre de la France, qui fut une réalité vivante jusqu'au XIXème siècle.
Gilles Sinibaldi

Mardi 6 février 2018 à 18h30 : Arbres généalogiques et représentations graphiques. Par Gérard Thauront.

Ascendance Louis Pergaud
Depuis très longtemps, des dessins d'arbres sont utilisés comme supports pour illustrer les généalogies. Certaines représentations graphiques des liens de parenté sont de véritables objets d'art au même titre que les portraits. La notion d’arbre apparaît aussi dans le vocabulaire généalogique : on parle de branches et de racines. Aujourd'hui, les mathématiques dans la théorie des graphes ont formalisé la notion d'arbre que l'informatique utilise pour ses bases de données et ses représentations automatiques des généalogies. Je montrerais quelques réalisations de différents logiciels de généalogie ainsi que mes propres dessins. Gérard Thauront

Mardi 16 janvier à 18h30 : Chronique sur image : l'aqueduc d'Arcueil d'Adolphe Braun

Photo Adophe Braun 1871
Histoire & généalogie vous propose une séance interactive intitulée : Chronique sur image, ayant pour sujet une photographie de l'aqueduc d'Arcueil d'Adolphe Braun datant de 1871. Adolphe Braun est un photographe français né le 13 juin 1812 à Besançon et mort le 31 décembre 1877 à Dornach (Mulhouse). Sa photo de l'aqueduc est extraite d'une série intitulée : Le Théâtre de la guerre à Paris, Strasbourg et Belfort. Elle a été prise depuis la redoute des hautes bruyères à Villejuif, pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Cette photo offre une vue panoramique de la commune intéressante et donnera matière à la rédaction d'une légende développée.

Mardi 5 décembre à 18h30 : Paul Demeny, poète oublié, célèbre par la correspondance d'Arthur Rimbaud.

Le 30 novembre 1918, à la Maison de Santé « La Villa Moderne » à Arcueil, décédait, à l’âge de 74 ans, Paul Demeny, homme de lettres et éditeur. Si Paul Demeny est connu encore aujourd’hui, c'est en raison de la remise entre ses mains par le jeune Arthur Rimbaud à l’automne 1870 d’un recueil de vingt-deux poèmes (dont le Dormeur du Val) appelé le « Recueil de Douai » ou
« Cahier de Douai » puis d’une lettre dite « La Lettre du Voyant », manifeste poétique du jeune homme. Rimbaud voulait se faire éditer. Mais un peu plus tard, Rimbaud demandait à Demeny de brûler les poèmes qu’il lui avait adressés. Heureusement, Paul Demeny n’en fit rien.
Il faudra attendre 1891 pour que les poèmes du Cahier de Douai soient édités mais par un autre éditeur que Demeny. Venez partager avec nous cette séance à la découverte de Paul Demeny.
Y seront lus des poèmes de Paul Demeny, des extraits de « La Lettre du voyant » et quelques-uns des poèmes d’Arthur Rimbaud .
Par Henri Toulouze et Annie Thauront.

Prosper Lucien Pirou : Maire et forçat

Prosper Pirou
Prosper Pirou possédait une tannerie à Gentilly (39 Rue d'Arcueil), un magasin de vente à Paris (53 Quai de Valmy), un appartement Rue Gabriel Vicaire et une mine d'Anthracite en Bourgogne avec Mr de Burgat (Domicile Rue Nollet).
Il avait épousé une riche héritière, fille d'un banquier de Saint-Quentin 02 et ancien commissaire-priseur. Il fut acculé à la faillite et chercha à extorquer des fonds à Mme Chabrux et sa sœur Mme Solet, vivants au Perreux 94 (12 Allée de Marigny).
Il tenta de les assassiner le 28/12/1912. Son avocat, Maître Henri-Robert demanda l'acquittement au bénéfice du doute, mais l'avocat général, la peine de mort. Il fut condamné le 19/04/1913 à 15 ans de travaux forcés, rayé des listes électorales et sa société mise en faillite. Parti dans le même convoi qu'Eugène Dieudonné condamné dans l'affaire de la bande à Bonnot, il obtint, chose rare, une concession agricole à lors de sa double peine. Concession sur laquelle il fut assassiné (décapité au sabre d'abattis) pour être lui-même volé le 22/09/1922. Albert Londres en parla brièvement, il aurait été libéré en 1927. Maire de Gentilly de 1912 à 1913. Révoqué de ses fonctions le 28/06/1913. Il finit bagnard assassiné en Guyane. Étonnant parcours ! Par Bruno Teste
Lire le support de séance de Prosper Pirou, Maire & forçat

Anthroponymie française

Pieter Brueghel l'Ancien
L'anthroponymie est l'étude des noms de personnes. C'est une des branches de l'onomastique (étude de l'origine et de l'évolution des noms propres) Il existe à ce sujet de nombreux ouvrages, mais en consultant ces sources, il ne faudra pas tirer de conclusions trop hâtives, car le nom attribué à quelqu’un, l’a souvent été en tenant compte de certains paramètres relatifs à la personne, tels que sa profession, sa physionomie, ses qualités ou défauts, ses habitudes, ses origines, etc. Au regard des statistiques, on peut malgré tout conclure qu’une très grande majorité des noms ont pour origine d’anciens prénoms et une autre majorité non moins négligeable provient des sobriquets ou surnoms. L’histoire de notre passé mentionne des surnoms célèbres, tels que Pépin le Bref, Charles le Grand, Louis le Pieux.
Dans la plupart des civilisations antiques, un seul nom servait à désigner l'individu. Ce nom restait attaché à la personne de sa naissance à sa mort, sans héréditaire.
Seuls les Romains utilisaient un système de trois noms.
Avec l'expansion romaine, le système à trois noms s'est étendu sur tout l'Empire et notamment en Gaule.
Les invasions barbares du Vème siècle vont détruire l'Empire romain d'Occident et faire disparaître le système à trois noms en Gaule.
Les populations adoptent alors la coutume des vainqueurs, qui d’ailleurs était la leur avant l'arrivée des Romains. On ne porte désormais qu'un nom individuel, qui ne se transmet pas d'une génération à l'autre.
Ce système va perdurer jusqu'au XIIème siècle.
C'est au XIIème siècle que le processus de création des noms de famille s'amorce. Face aux problèmes engendrés par un trop grand nombre d'homonymes, le nom individuel est peu à peu accompagné par un surnom. Avec l'usage, ce surnom tend à devenir héréditaire. Ce phénomène se rencontre d'abord parmi les familles nobles, puis s'élargit à l'ensemble de la population des villes.Venez découvrir l'histoire européenne de nos noms et prénoms. Bruno Teste

Lire le dossier : anthroponymie française

Petite histoire du temps

Christopher Clavius
créateur du calendrier grégorien
Calendriers Julien, Grégorien, Révolutionnaire. Les hommes on très tôt compris la nécessité de créer un système de repérage pour diviser et organiser le temps sur de longues durées. L'observation des phénomènes périodiques, comme par exemple le déplacement quotidien de l'ombre, ou le retour des saisons ou encore le cycle lunaire, ont servi de premières références pour organiser la vie agricole, sociale et religieuse des premières sociétés. Le calendrier utilisé aujourd'hui dans la majeure partie du monde est le calendrier grégorien, mais par le passé, d'autres système l'ont précédé.
Les premiers calendriers sont apparus au début du troisième millénaire avant notre ère.  Leur but premier était de réguler les travaux agricoles au cours de l'année. Les Égyptiens définissaient d'ailleurs l'année comme « le temps nécessaire pour une récolte » et le hiéroglyphe qui la désigne est une jeune pousse avec un bourgeon. Dans les textes des pyramides, on mentionnait déjà l'existence de jours additionnels.
Le papyrus Rhind est le premier texte égyptien mentionnant les 365 jours
Les calendriers employés en Mésopotamie antique étaient de type luni-solaire avec des années constituées de 12 mois lunaires, chacun commençant lorsqu'une nouvelle lune était pour la première fois visible dans le ciel. Selon nécessité, on augmentait ces années par l'insertion d'un mois intercalaire afin de les faire correspondre à une année solaire, plus longue d'une dizaine de jours que l'année de 12 mois lunaire, entraînant ainsi des décalages entre les deux cycles.
La décision de modifier le calendrier était une prérogative royale. Ces changements avaient des conséquences sur les activités agricoles ou économiques (distribution des rémunérations, paiement des taxes, des intérêts, etc.), et également rituelles, puisque la fonction liturgique des calendriers était primordiale. Les calendriers avaient donc une importance sociale majeure, ce qui explique que leur gestion dépendait du pouvoir royal et religieux. Je vous propose un survol des calendriers qui ont réglé le temps de notre Europe. Une visite qui pourrait s’intituler « du calendriers julien au grégorien ». Bruno Teste

Lire le dossier : du calendrier julien au calendrier grégorien 

Lire le dossier : le calendier de Coligny 

Lire le dossier : le calendrier républicain