Anthroponymie française

Pieter Brueghel l'Ancien
L'anthroponymie est l'étude des noms de personnes. C'est une des branches de l'onomastique (étude de l'origine et de l'évolution des noms propres) Il existe à ce sujet de nombreux ouvrages, mais en consultant ces sources, il ne faudra pas tirer de conclusions trop hâtives, car le nom attribué à quelqu’un, l’a souvent été en tenant compte de certains paramètres relatifs à la personne, tels que sa profession, sa physionomie, ses qualités ou défauts, ses habitudes, ses origines, etc. Au regard des statistiques, on peut malgré tout conclure qu’une très grande majorité des noms ont pour origine d’anciens prénoms et une autre majorité non moins négligeable provient des sobriquets ou surnoms. L’histoire de notre passé mentionne des surnoms célèbres, tels que Pépin le Bref, Charles le Grand, Louis le Pieux.
Dans la plupart des civilisations antiques, un seul nom servait à désigner l'individu. Ce nom restait attaché à la personne de sa naissance à sa mort, sans héréditaire.
Seuls les Romains utilisaient un système de trois noms.
Avec l'expansion romaine, le système à trois noms s'est étendu sur tout l'Empire et notamment en Gaule.
Les invasions barbares du Vème siècle vont détruire l'Empire romain d'Occident et faire disparaître le système à trois noms en Gaule.
Les populations adoptent alors la coutume des vainqueurs, qui d’ailleurs était la leur avant l'arrivée des Romains. On ne porte désormais qu'un nom individuel, qui ne se transmet pas d'une génération à l'autre.
Ce système va perdurer jusqu'au XIIème siècle.
C'est au XIIème siècle que le processus de création des noms de famille s'amorce. Face aux problèmes engendrés par un trop grand nombre d'homonymes, le nom individuel est peu à peu accompagné par un surnom. Avec l'usage, ce surnom tend à devenir héréditaire. Ce phénomène se rencontre d'abord parmi les familles nobles, puis s'élargit à l'ensemble de la population des villes.Venez découvrir l'histoire européenne de nos noms et prénoms. Bruno Teste

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Petite histoire du temps

Christopher Clavius
créateur du calendrier grégorien
Calendriers Julien, Grégorien, Révolutionnaire. Les hommes on très tôt compris la nécessité de créer un système de repérage pour diviser et organiser le temps sur de longues durées. L'observation des phénomènes périodiques, comme par exemple le déplacement quotidien de l'ombre, ou le retour des saisons ou encore le cycle lunaire, ont servi de premières références pour organiser la vie agricole, sociale et religieuse des premières sociétés. Le calendrier utilisé aujourd'hui dans la majeure partie du monde est le calendrier grégorien, mais par le passé, d'autres système l'ont précédé.
Les premiers calendriers sont apparus au début du troisième millénaire avant notre ère.  Leur but premier était de réguler les travaux agricoles au cours de l'année. Les Égyptiens définissaient d'ailleurs l'année comme « le temps nécessaire pour une récolte » et le hiéroglyphe qui la désigne est une jeune pousse avec un bourgeon. Dans les textes des pyramides, on mentionnait déjà l'existence de jours additionnels.
Le papyrus Rhind est le premier texte égyptien mentionnant les 365 jours
Les calendriers employés en Mésopotamie antique étaient de type luni-solaire avec des années constituées de 12 mois lunaires, chacun commençant lorsqu'une nouvelle lune était pour la première fois visible dans le ciel. Selon nécessité, on augmentait ces années par l'insertion d'un mois intercalaire afin de les faire correspondre à une année solaire, plus longue d'une dizaine de jours que l'année de 12 mois lunaire, entraînant ainsi des décalages entre les deux cycles.
La décision de modifier le calendrier était une prérogative royale. Ces changements avaient des conséquences sur les activités agricoles ou économiques (distribution des rémunérations, paiement des taxes, des intérêts, etc.), et également rituelles, puisque la fonction liturgique des calendriers était primordiale. Les calendriers avaient donc une importance sociale majeure, ce qui explique que leur gestion dépendait du pouvoir royal et religieux. Je vous propose un survol des calendriers qui ont réglé le temps de notre Europe. Une visite qui pourrait s’intituler « du calendriers julien au grégorien ». Bruno Teste

Lire le dossier : du calendrier julien au calendrier grégorien 

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Lire le dossier : le calendrier républicain 

Qui étaient les signataires du « vœu de Champagney » ?

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Cette étude généalogique des signataires du « vœu de Champagney » fait suite à la conférence de Michèle Pernot intitulée « L’esclavage dans les cahiers de doléances de 1789. L’histoire du vœu de Champagney et ses prolongements. » à l’atelier de généalogie de la médiathèque d’Arcueil (Val de Marne). En 2017, à Arcueil, le thème retenu pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage est « Le vœu de Champagney ». Nous interrogeant sur l’histoire de ces villageois de Franche-Comté qui signèrent le cahier de doléances le 19 mars 1789, nous avons cherché à identifier ces hommes. Nous pensons avoir réussi. Notre démarche a été de comparer les signatures du cahier de doléances avec celles des actes paroissiaux et d’état-civil de la commune de Champagney (Haute-Saône) accessibles sur le site des Archives départementales de la Haute-Saône. Nous avons ainsi rectifié cinq noms faussement attribués à des champagnerots dans la liste alphabétique publiée par la Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme de Champagney. Aucun de ces cinq noms figurant sur cette liste ne correspond à des noms d’habitants de Champagney ou même des alentours (Ronchamp, Plancher Bas). Il s’agit de Jean-Baptiste Pocner (ou Pocquener) au lieu de J.B Pociver, Joseph Guichard au lieu de Joseph Guillard, Pierre-Antoine Renaud au lieu de P.A Venand, Jean-Claude Burcey au lieu de J Deburez et Pierre-Antoine Delacour au lieu de P.A Delan. La généalogie de chacun des 68 signataires a permis de préciser leur profession et leurs liens de parenté. La municipalité de Champagney en créant en 1971 la Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme continue d’honorer la mémoire de ces hommes qui demandèrent l’abolition de l’esclavage il y a plus de 200 ans. Nous vous invitons à les découvrir à travers une approche généalogique. Annie Thauront

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« Histoire et généalogie de Lucien Ernst, fusillé pour l'exemple arcueillais »

Un soldat fusillé pour l’exemple désigne, dans le langage courant, un militaire exécuté après décision d’une juridiction militaire intervenant non seulement dans un cadre légal pour un délit précis mais aussi dans un souci d’exemplarité visant à maintenir les troupes en parfait état d’obéissance.  La notion de « fusillé pour l'exemple » a été explicitée par l'arrêt de la Cour spéciale de justice militaire en date du 3 mars 1934 qui a acquitté les quatre caporaux du moulin de Souain qui avaient été exécutés le 17 mars 1915.

Cette année, la municipalité d'Arcueil commémore le 11 novembre par une cérémonie particulière, les cent ans de la mort du zouave Lucien Ernst à la guerre de 1914-1918 avec l'inscription de son nom sur le monument aux morts.
Dessin de Jacques Tardi

Né à Paris le 14 janvier 1887, Lucien Ernst était domicilié 4 rue Émile Raspail à la déclaration de guerre. Lucien Ernst ne serait pas « mort pour la France » car il a été « fusillé pour l'exemple » le 16 août 1916 par un peloton de soldats de sa compagnie en présence de soldats de son régiment, le 4e mixte de zouaves et de tirailleurs. Son nom et celui d'Alphonse Blanché, recensé tardivement, ne figuraient pas sur le monument aux morts d'Arcueil. Désormais, ces deux soldats y auront leur nom inscrit.
Marcel Breillot, pour les Ateliers du Val de Bièvre, a dépouillé des archives militaires et en a tiré l'histoire de Lucien Ernst. Cette histoire est racontée dans une plaquette des Chroniques du Val de Bièvre parue en août 2016 et préfacée par Daniel Breuiller, maire d'Arcueil et dans le n° 92 de ces mêmes chroniques. Annie Thauront, pour l'atelier de généalogie, faisant la généalogie de ce soldat, a remonté l'ascendance alsacienne paternelle de celui-ci. Elle a ainsi découvert la situation particulière des alsaciens-lorrains lors de la Grande Guerre, les « optants » pour la nationalité française et ceux restés en Alsace-Lorraine ; leur situation est relatée dans un article de ce même n°92 des Chroniques du Val de Bièvre. Une conférence, la première de l'Atelier de généalogie de la médiathèque d'Arcueil pour l'année 2016-2017, est donc proposée par Marcel Breillot et Annie Thauront. Avec la soirée de débat et de projection de films du 10 novembre à 18h30 à la salle Jean Vilar et la commémoration du 11 novembre à 11h au monument aux morts place de la République, cette conférence s'inscrit dans le cadre des manifestations proposées par la ville d'Arcueil, les Chemins de la mémoire et l'Arac.

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Voir l'arbre généalogique de Lucien Ernst

Lire l'article d'Arcueil notre cité : Quel exemple ?

Psychogénéalogie…

La « psychogénéalogie » théorisée par le professeur Anne Ancelin Schützenberger au cours des années 1970, instaure l’idée que les événements traumatiques ou encore les secrets vécus par un ascendant auraient un impact sur le comportement de ses descendants et expliqueraient certains de leurs comportements. C'est en se basant sur des travaux psychanalytiques et psychologiques que la praticienne a élaboré sa théorie qui s'est dès lors imposée comme une base pour de nombreuses méthodes psychothérapeutiques. Cette méthode, de plus en plus pratiquée, utilise les bases de la recherche généalogique.

Déjà, dans Totem et Tabou, Sigmund Freud avait évoqué la possibilité d’une « âme collective » pour tenter d’expliquer une transmission de l’inconscient d’une personne à celui d’une autre. Mais c’est Carl Gustav Jung qui a réellement ouvert la voie d’une approche transgénérationnelle avec sa théorie de « l’inconscient collectif » auquel chacun de nous aurait accès. Puis Jacob Lévy Moreno (créateur du psychodrame) et Françoise Dolto, ou encore Didier Dumas, ont développé des théories complémentaires sur les dynamiques inconscientes de la famille. Mais c’est à Anne Ancelin-Schützenberger que l’on doit le réel essor de cette technique. Travaillant pendant des années auprès de malades, elle a cherché dans leurs histoires familiales d’éventuelles répétitions ou identifications inconscientes à un aïeul.
La psychothérapeute a pu ainsi constater que leurs maladies s’étaient fréquemment déclarées exactement à l’âge où un de leurs parents était mort d’une maladie grave ou d’un accident. Exemple : depuis des années, Pierre souffrait de maux de gorge et du syndrome de Reynaud (une mauvaise circulation sanguine de l’extrémité des membres, qui donne une sensation de froid permanente). Toutes les tentatives pour traiter ses pathologies à l’aide de la médecine conventionnelle avaient échoué. Accompagné de son thérapeute, il a commencé par passer plusieurs mois à élaborer son arbre généalogique. Il est parvenu ainsi à remonter jusqu’à la Révolution. Il a découvert dans cette période un parent direct qui lui aussi se prénommait Pierre et qu’il avait été guillotiné le 9 janvier 1793. Or il était né le même jour, cent soixante-dix ans plus tard, le 9 janvier 1963. Alors, sous la conduite de son thérapeute, il a rejoué cet épisode historique en psychodrame, et ses symptômes ont disparu !? Bruno Teste

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Lire "histoire de famille" exemple transgénérationnel.

Approche généalogique des maires d’Arcueil : de 1789 à 1939 ou de Pierre Michau à Marius Sidobre.

Combien y-a-t-il eu de maires pendant ces 150 ans ? Les chiffres varient de 22 à 27 suivant les diverses sources ! Pourquoi cette différence ? Partant du chiffre le plus élevé, nous avons d’abord fait une approche globale : de la durée de leurs mandats, de leur âge d’entrée en fonctions,  du nombre de mandats effectués, de leurs éventuels autres mandats, de leurs professions et de leurs tendances politiques.
La généalogie de chacun de ces 27 maires a permis de distinguer les maires d’origine arcueillaise et ceux sans attache familiale avec Arcueil et de découvrir les nombreux cousinages et parentés existants entre eux. Au moins cinq des maires d’Arcueil ont de nombreux ancêtres communs. La nation et leurs concitoyens ont souvent montré de la reconnaissance pour le travail accompli soit par des distinctions honorifiques, soit en donnant leur nom à des rues de la commune. Pierre Maussion

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Chronologie des maires d'Arcueil, de la Révolution aux Années Folles

La mairie d'Arcueil avant 1886
Du Consulat à la commune de Paris, les maires d'Arcueil sont des notables nommés par le régime en place. Certains poursuivront leurs mandats d'un régime à l'autre, tel Nicolas Vattier nommé sous le Ier Empire et qui sera maintenu jusqu’au début de la Restauration de Louis XVIII. Ou mieux, tel Armand Colmet nommé sous la Restauration et dont le mandat se termine sous le Second Empire, en passant par la IIème République. L'Arcueil d'alors n'est pas comparable à celui d'aujourd'hui. Le recensement de 1795 ne compte que 256 habitants et celui de 1846 n'en compte que 2700. Avant l'arrivée de la IIIème République, les maires d'Arcueil ne sont qu'assez peu représentatifs de leurs administrés. Ne vous y trompez pas concernant par exemple le maire Joseph Cousté, il ne s'agit pas d'un ouvrier carrier mais plutôt de maître carrier entrepreneurs. D'origines modestes, il fait partie de ces arcueillais qui ont su gravir rapidement l'échelle sociale sous la Restauration. Les maires élus sous la IIIème République, témoignent d'une prise de conscience politique de la banlieue. Qu'ils soient issus de milieux humbles ou de milieux aisés, ces derniers n'ont pas évolué dans le même contexte politique que les maires d'avant 1870. Cette chronologie s'arrête aux Années Folles, car les maires récents comme Marius Sidobre, supposent à eux seuls un chapitre documenté de plusieurs pages. La chronologie à suivre est un amorçage en prévision de dossiers plus détaillés à venir. Si vous avez en votre possession des documents, ou si la tradition orale de votre famille vous a transmis des témoignages au sujet des maires d'Arcueil, n'hésitez pas à nous les communiquer. Bruno Teste 

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Lire : Trois ans d'administration municipale, bilan d'un élu par Émile Raspail