Approche généalogique des maires d’Arcueil : de 1789 à 1939 ou de Pierre Michau à Marius Sidobre.

Combien y-a-t-il eu de maires pendant ces 150 ans ? Les chiffres varient de 22 à 27 suivant les diverses sources ! Pourquoi cette différence ? Partant du chiffre le plus élevé, nous avons d’abord fait une approche globale : de la durée de leurs mandats, de leur âge d’entrée en fonctions,  du nombre de mandats effectués, de leurs éventuels autres mandats, de leurs professions et de leurs tendances politiques.
La généalogie de chacun de ces 27 maires a permis de distinguer les maires d’origine arcueillaise et ceux sans attache familiale avec Arcueil et de découvrir les nombreux cousinages et parentés existants entre eux. Au moins cinq des maires d’Arcueil ont de nombreux ancêtres communs. La nation et leurs concitoyens ont souvent montré de la reconnaissance pour le travail accompli soit par des distinctions honorifiques, soit en donnant leur nom à des rues de la commune. Pierre Maussion
Lire le dossier des maires d'Arcueil

Chronologie des maires d'Arcueil, de la Révolution aux Années Folles

La mairie d'Arcueil avant 1886
Du Consulat à la commune de Paris, les maires d'Arcueil sont des notables nommés par le régime en place. Certains poursuivront leurs mandats d'un régime à l'autre, tel Nicolas Vattier nommé sous le Ier Empire et qui sera maintenu jusqu’au début de la Restauration de Louis XVIII. Ou mieux, tel Armand Colmet nommé sous la Restauration et dont le mandat se termine sous le Second Empire, en passant par la IIème République. L'Arcueil d'alors n'est pas comparable à celui d'aujourd'hui. Le recensement de 1795 ne compte que 256 habitants et celui de 1846 n'en compte que 2700. Avant l'arrivée de la IIIème République les maires d'Arcueil ne sont qu'assez peu représentatifs de leurs administrés. Ne vous y trompez pas concernant par exemple le maire Joseph Cousté, il ne s'agit pas d'un ouvrier carrier mais plutôt de maître carrier entrepreneurs. D'origines modestes, il fait partie de ces arcueillais qui ont su gravir rapidement l'échelle sociale sous la Restauration. Les maires élus sous la IIIème République, témoignent d'une prise de conscience politique de la banlieue. Qu'ils soient issus de milieux humbles ou de milieux aisés, ces derniers n'ont pas évolué dans le même contexte politique que les maires d'avant 1870. Cette chronologie s'arrête aux Années Folles, car les maires récents comme Marius Sidobre, supposent à eux seuls un chapitre documenté de plusieurs pages. La chronologie à suivre est un amorçage en prévision de dossiers plus détaillés à venir. Si vous avez en votre possession des documents, ou si la tradition orale de votre famille vous a transmis des témoignages au sujet des maires d'Arcueil, n'hésitez pas à nous les communiquer. Bruno Teste 

Voir la chronologie des maires d'Arcueil

Lire : Trois ans d'administration municipale, bilan d'un élu par Émile Raspail 

Généalogie arcueillaise : Adrienne Bolland

Comment cette jeune femme est-elle devenue aviatrice ? 

Petite fille malade, écolière indisciplinée, adolescente rêveuse, elle aimait conduire et mordait bien à la mécanique ; quelle profession choisir qui ne soit pas encombrée ? Peut-être avait-elle entendu parler de ce métier par son frère Benoît, son aîné de 10 ans, officier de marine qui, pendant la guerre 14-18, avait été commandant de la base aérienne maritime de Katouba (Tunisie) et avait été fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1919 pour avoir effectué 370 heures de vol de patrouilles en mer. En novembre 1919, Adrienne Bolland a 24 ans. Elle vient de perdre aux courses (car elle joue).
Adrienne Bolland
Elle décide de ne plus être à la charge de sa mère, celle-ci étant veuve depuis déjà dix ans. Elle ne veut pas se marier. Elle cherche donc une situation. La profession d'aviatrice n'est pas encombrée car vient de se tuer en avion la toute première française pilote brevetée Elise Deroche. Adrienne choisit de devenir pilote d'avion, le constructeur Caudron offrant une prime aux dix premiers élèves pilotes d'après-guerre. Après deux mois d'apprentissage chez le constructeur Caudron au Crotoy, en baie de Somme, elle obtient son brevet le 29 janvier 1920, et le 1er février 1920, René Caudron l'engage comme pilote pour livrer ses avions, ayant besoin d'une femme pour faire sa publicité. Adrienne Bolland restera chez Caudron jusqu'en 1923. Elle est chez Caudron lorsqu'elle réalise la traversée de la Manche et le franchissement de la Cordillère des Andes. Lire le dossier sur Adrienne Bolland

Les Boland ou Bolland à Arcueil

Par les actes de naissance de leurs enfants et les listes nominatives des recensements de 1891 et 1896 nous savons que Henri Boland et sa famille ont vécu à Arcueil-Cachan de 1890 à 1896 d'abord au 10 avenue de Cachan (actuelle rue Carnot), puis au 2 rue des écoles à Arcueil (actuelle rue Paul Signac) où est née Adrienne Bolland.  
Rue Émile Raspail à Arcueil (E.Atget)

La rue des écoles est le nouveau nom donné à la rue Colmet  depuis la construction des écoles du centre en 1878. Elle est appelée depuis 1936 rue Paul Signac. Elle commence Place Paul Poensin  et se termine 48 rue du 8 mai 1945. Elle fait la liaison entre la rue Emile Raspail , anciennement Grande Rue jusqu'en 1888 et qui fut la principale rue de la localité dès le XIIe siècle avec la rue du 8 mai 1945, ancienne rue du Docteur Gosselin, rue qui longe la ligne de Sceaux, aujourd'hui RER B. Lire le dossier sur les Bolland et Boland à Arcueil

Les ascendants français d'Adrienne Bolland

Les ascendants trouvés le plus dans l'Orléanais sont originaires de Bazoches-les-Gallerandes (15 mariages) mais surtout de Donnery (33 mariages). Le plus lointain ascendant d'Adrienne Bolland trouvé dans l'Orléanais est Jean Pavard, ascendant à la 17e génération, qui était  né vers 1420 à Oinville-St Liphard, Eure et Loir. Ensuite, il y a Etienne Coignet né vers 1450 à Gondreville, Loiret, ancêtre à la 16e génération. Ses ancêtres à la 15e génération sont Jehan Portehault  et Jehan Courtois nés à Etampes, Essonne vers 1420-1430 et  Pierre Jean Laumonnier né vers 1470 à Barmainville, Eure et Loir.
Carte de Cassini de la région de Donnery
Les plus anciens ascendants trouvés ensuite sont Etienne Challine, né vers 1515 à Bazoches-les-Gallerandes, Loiret  et François Barberon né aussi à Bazoches-les-Gallerandes vers 1530, tous les deux ascendants d'Adrienne Bolland à la 14e génération.
Les ascendants d’Adrienne Clémence Adélaïde Pénillon sont  tous originaires de l'Orléanais , ancienne province du Centre de La France. L'Orléanais est apparu au IXe siècle et Hugues Capet a été le dernier comte héréditaire d'Orléans. Par la suite, le titre fut donné en apanage aux fils cadets des rois de France. Érigée en duché en 1344, la province entre dans le domaine royal en 1498. Lire le dossier sur les ascendants français d'Adrienne Bolland.

L'ascendance belge d'Adrienne Bolland 

La Belgique, État indépendant de la Hollande depuis la Révolution de 1830 , est un État fédéral composé de trois régions, la Flandre, Bruxelles capitale, et la Wallonie, de trois communautés de langue, flamande, germanophone et wallonne, et de 10 provinces. La Belgique est une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire. Tous les ascendants d'origine belge d'Adrienne Bolland étant originaires de la Province de Liège , parlaient le wallon , une langue romane qui ne descend pas du français (comme certains le pensent) mais directement du latin. Comment Henri Boland wallon, père d’Adrienne Bolland, parlait-il et écrivait-il en français ? Dans un article titré « Les chevaliers de la platine » du Gaulois, journal de la haute bourgeoisie
Moulin de Lens-sur-Geer
conservatrice, le journaliste Popinot écrivait à propos d'Henri Boland qui aurait fait connaissance avec Léon Gambetta  lors d'un séjour à Cherbourg en juillet 1880, Gambetta étant alors président de l'Assemblée nationale, et accompagnant de Jules Grévy , élu à la présidence de la République après la démission de Mac-Mahon et de Léon Say, président du Sénat : « Henri Boland, journaliste belge, fondateur du journal Le National de Bruxelles, s'était vanté, pour toute profession de foi, de créer de l'azur avec de la fange. »... « Henri et Léon, deux langues ou deux lames à peu près de même longueur et qui s'aimèrent à la vie à la mort »… Henri, d'abord simple employé à la Banque nationale de Belgique... « Déjà ses camarades le considéraient comme apte à arriver à tout à la pointe de sa faconde. Il était capable de parler trois heures durant sans rien dire et sans que personne put y voir que du feu.»  Journal « le Gaulois  » du 5 juillet 1883. Lire le dossier sur les ascendants belges d'Adrienne…

Ernest Vinchon, époux d'Adrienne Bolland, un authentique nordiste

Après avoir fait la généalogie d'Adrienne Bolland, il nous était impossible de passer sous silence la généalogie d’Ernest Vinchon, son mari. A 36 ans, Ernest Vinchon, pilote aviateur, se marie le 15 mars 1930 à Paris 17° avec Adrienne Bolland, aviatrice, âgée de 34 ans. Ernest Vinchon est divorcé de Simonne Desurmont , née le 25 avril 1897 et décédée le 7 avril 1966 à Tourcoing, Nord avec laquelle il s'était marié le 21 juillet 1919 au retour de la guerre 1914-1918. Laurent-Eynac , ministre de l'Air, et Léo Bouyssou , vice-président de la Chambre, sont témoins du mariage.
Plan monumental de Roubaix
Pendant plusieurs années, Ernest Vinchon et Adrienne Bolland se produiront dans des meetings aériens car c'était la seule façon d'exercer comme pilote à une époque où l'aviation commerciale n'existait pas encore.
Ernest Jean Baptiste Charles Vinchon est né le 22 novembre 1893 à l’Épeule à Roubaix, Nord. Il décédera à Pau le 12 février 1966 et sera inhumé à Donnery, Loiret dans la commune où les parents et grands-parents d'Adrienne ont eu une propriété. Ernest Vinchon est le quatrième enfant d’Alexandre Gabriel Vinchon, maître peigneur , industriel, négociant, né à Roubaix le 3 septembre 1862 et de Louise Jeanne Mazure née aussi à Roubaix le 4 septembre 1864. Lire le dossier sur les Vinchon…

Lien vers l'arbre généalogique d'Adrienne Bolland
Lien vers l'arbre généalogique d'Ernest Vinchon époux d'Adrienne

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Généalogie arcueillaise : la famille Raspail

François-Vincent Raspail, on en connaît le nom donné à un boulevard parisien et à une station de métro et le nom et les prénoms donnés à une rue d'Arcueil, Val de Marne.
Mais qui connaît la vie de l'homme de sciences et de l'homme politique ?
François-Vincent Raspail, personnalité arcueillaise, né le 7 pluviôse An II à Carpentras, Vaucluse, est mort le 7 janvier 1878 à Arcueil au 15 route de Laplace (aujourd'hui 51 avenue Laplace) chez son fils Émile, industriel et maire de 1878 à 1887.
François-Vincent Raspail
François-Vincent Raspail habitait depuis 1863 chez son fils Benjamin dans sa propriété située 13 rue des deux parcs (aujourd'hui 1 rue Galliéni) à Cachan. Les obsèques de François-Vincent Raspail le 13 janvier 1878 furent suivies par plus de 200.000 personnes depuis Arcueil jusqu'au Père Lachaise. Chimiste, médecin des pauvres, François-Vincent Raspail n'a jamais été reconnu par les institutions scientifiques. Républicain fervent, éternel rebelle, il fut emprisonné pour ses opinions sous tous les régimes politiques depuis la Monarchie de Juillet jusque sous le Second Empire et dut s'exiler en Belgique. Il participa aux Révolutions de 1830 et de 1848. S'il ne participa pas à la Commune de Paris en 1871, dont il déplora les massacres, François-Vincent Raspail, député, présenta un projet d’amnistie pour les Communards, amnistie qu'il n'obtint pas. François-Vincent Raspail fut élu député de la Gauche à Paris en 1848, puis de la Gauche socialiste à Lyon  en 1869, à Marseille en 1876 et 1877. Il fut candidat malheureux des républicains socialistes à la première élection présidentielle au suffrage universel, celle du 10 décembre 1848, où Louis-Napoléon Bonaparte fut élu président de la République. La devise de François-Vincent Raspail était : « N’embrasser jamais la cause d’un homme, mais toujours celle de l’humanité ».
Pour découvrir la généalogie de François-Vincent Raspail et de ses fils : Arbre de la famille Raspail sur le site Généanet , et sa biographie écrite par Patricia et Jean-Pierre Bedeï :
« François-Vincent Raspail, savant et républicain rebelle » aux éditions Alvik. 1991, ouvrage disponible à la Médiathèque d'Arcueil.

François-Vincent Raspail et l'affaire Lafarge

Le nom d’Émile Raspail (Paris, 7 mai 1831 - Arcueil, 9 juin 1887) a été donné en 1888 à la Grande Rue d'Arcueil, principale artère de l'ancien centre et par la suite à la cité HLM construite le long de cette rue dans les années 1957 à 1970. Émile Raspail développa à partir de 1857 à Arcueil, dans des établissements appelés aujourd'hui « Anis Gras » (devenus depuis centre culturel) une distillerie et la commercialisation d'une liqueur à base de camphre, produit qui fut à la base de « la méthode Raspail ». Émile Raspail fut maire d'Arcueil-Cachan de 1878 à 1887.
Il contribua à l'aménagement de la ville. Son père François-Vincent Raspail, (Carpentras, 7 pluviôse An II - Arcueil, 7 janvier 1878), homme politique, républicain, chimiste et médecin des pauvres, est sans doute un peu moins connu à Arcueil qu'Émile, chez lequel François-Vincent mourut au 15 route de Laplace (aujourd'hui 51 avenue Laplace). La réputation de chimiste de Francois-Vincent Raspail, en 1839 - 1840, était cependant si grande qu'il fut appelé comme expert toxicologue par les parties civiles dans trois affaires d'empoisonnement à l'arsenic, l'affaire  Larroque devant la cour d'assises d'Albi, l'affaire Mercier devant la cour d'assises de Dijon et l'affaire Lafarge devant la cour d'assises de Tulle. Les trois procès opposèrent François-Vincent Raspail à Mathieu Orfila (1787-1853), doyen de la faculté de médecine, dont les travaux de toxicologie faisaient autorité. Le procès Lafarge est, pour les historiens, la première affaire où se confrontèrent expert et contre-expert. Sur la base de l'expertise de Mathieu Orfila, Marie Lafarge, née Cappelle (1816-1852), fut reconnue coupable d'empoisonnement à l'arsenic sur son mari Charles Pouch-Lafarge (1811-1840). L'affaire Lafarge divisa la société française au début du XIXe siècle autant que l'affaire Dreyfus un peu plus tard.  Et encore aujourd'hui, beaucoup de gens, comme Raspail à l'époque, pensent que Marie Lafarge était innocente. Lire le dossier des procès de Marie Lafarge.


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Thérèse Caillaux et Anna Quinquaud

Adrienne Bolland dont nous avons découvert la maison natale à Arcueil au 2 rue des écoles, (aujourd'hui 14 rue Paul Signac), n'est pas la seule célébrité de la rue. Thérèse Caillaux, née le 26 juillet 1859 à Paris, veuve Quinquaud, sculptrice, a habité avec ses quatre enfants Alfred, Joseph, Anna et Fanny, une maison située au n°6  rue des écoles (aujourd'hui n°18) après 1896 jusqu'à son décès à Arcueil le 12 mai 1928. Elle eut un atelier dans la maison et dans sa propriété de Lafat (Creuse), village d'origine de son mari Charles Quinquaud (1841-1894).
Alfred Quinquaud, né le 19 novembre 1884 et décédé le 16 avril 1961, sera professeur de médecine comme son père. Joseph Quinquaud, né le 17 novembre 1885 et décédé le 29 novembre 1946, sera administrateur des colonies. Fanny Quinquaud, née le 8 juin 1892 et décédée le 22 novembre 1982, aura deux enfants ayant encore des descendants notamment en Creuse, de Pierre Legendre (1892-1965) architecte. Le mariage Quinquaud Legendre a eu lieu à Arcueil le 21 octobre 1921. Anna Quinquaud, née le 5 mars 1890 et décédée le 5 décembre 1984, sera une artiste reconnue. Second prix de Rome de sculpture en 1924, elle fit avec « La femme du Fouta-Djallon » la couverture de l'Illustration le 27 juin 1931 lors de l'exposition coloniale pour une sculpture réalisée à partir de ses séjours en Afrique Occidentale française. 
Au moment où la ville d'Arcueil organise un parcours artistique autour  d'œuvres de sculpteurs et de peintres contemporains Claude Viseux, Louis Derbré et Antonio Segui qui ont eu ou ont encore leur atelier dans la ville, nous vous invitons à découvrir dans ce blog quelques unes des œuvres de deux sculptrices arcueillaises du début du XXe siècle : Thérèse Caillaux (1859-1928) et Anna Quinquaud (1890-1984) et leur généalogie sur geneanet. Lire de dossier sur Anna Quinquaud et Thérèse Caillaux.

Voir la généalogie de Thérèse Caillaux et Anne Quinquaud

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Séance à thème du mardi 31 mai à 18h30

Une petite histoire des poids et mesures

La lecture des documents anciens, notamment celle des actes notariés, est souvent rendue difficile par l’abondance des références à des unités complexes de poids et mesures.
Dans la France de l’ancien régime, il existait plus de huit cents mesures différentes à travers le territoire. Mettre fin à la diversité des mesures fut exprimé dans les cahiers de doléances de 1788 :
« un Roi, une loi, un poids et une mesure ».
Un demi-siècle (1790-1840) fut nécessaire, pour imposer le système métrique initié, entre autres, par Laplace, Lavoisier, Monge, Berthollet et aussi par Condorcet :
« à tous les hommes, à tous les temps ».
Séance animée par Françoise Lenoir


     

Héraldique & Généalogie le mardi 17 mai à 18h30

Les blasons des croisades à nos jours

L'usage des blasons a évolué au cours des siècles. Le bouclier armorié permet de connaître, sur le champ de bataille, ou sur la lice du tournoi, quel chevalier se trouve dans l'armure qui lui cache le visage. Les armes qui décorent l'écu sont des symboles et la héraldique est une véritable écriture avec ses règles, son vocabulaire et sa grammaire.

Dessiné sur des documents, ou gravé dans la pierre des châteaux, l'écu – emblème d'une personne – s'entoure d'ornements qui représentent fonctions et attributs honorifiques.
Tout notable – noble, ecclésiastique ou autre – possède ses armoiries. Enfin des entités géographiques – régions, départements et communes – se sont dotées de blason faisant référence à leur histoire. Mais ce découpage reste arbitraire et certains blasons traversent l'histoire et ces différents usages. Ces différents points seront présentés à l'aide d'exemples par Gérard Thauront.