Vendredi 3 octobre à 18h30 : " Tout ce que vous avez voulu savoir sur la généalogie, sans jamais oser le demander " :

Lors de cette séance spéciale "semaine bleue", nous invitons celles et ceux qui débutent en généalogie à venir poser leurs questions aux membres de l'atelier de généalogie de la médiathèque. Annie Thauront ; Pierre Maussion ; Bruno Teste et d'autres, tenteront de trouver les réponses adéquates à vos interrogations. La généalogie est un vaste domaine qui peut donner le vertige lorsqu'on débute ses recherches. Alors, venez vous cultiver grâce aux compétences de nos membres.

Mardi 17 octobre à 18h30, Lucien Pirou : Maire et forçat

Lucien Pirou
Lucien Pirou possédait une tannerie à Gentilly (39 Rue d'Arcueil), un magasin de vente à Paris (53 Quai de Valmy), un appartement Rue Gabriel Vicaire et une mine d'Anthracite en Bourgogne avec Mr de Burgat (Domicile Rue Nollet).
Il avait épousé une riche héritière, fille d'un banquier de Saint-Quentin 02 et ancien commissaire-priseur parisien. Il fut acculé à la faillite et chercha à extorquer des fonds à Mme Chabrux et sa sœur Mme Solet, vivants au Perreux 94 (12 Allée de Marigny).
Il tenta de les assassiner le 28/12/1912. Son avocat, Maître Henri-Robert demanda l'acquittement au bénéfice du doute mais l'avocat général, la peine de mort. Il fut condamné le 19/04/1913 à 15 ans de travaux forcés, rayé des listes électorales et sa société mise en faillite. Parti dans le même convoi qu'Eugène Dieudonné (1884-1944) condamné dans l'affaire de la bande à Bonnot, il obtint, chose rare, une concession agricole à l'expiration de sa peine. Concession sur laquelle il fut assassiné (décapité au sabre d'abattis) pour être lui-même volé le 22/09/1922. Albert Londres en parla brièvement, il aurait été libéré en 1927. Maire de Gentilly en 1912/1913. Révoqué de ses fonctions le 28/06/1913. Il finit bagnard assassiné en Guyane. Étonnant parcours ! Par Bruno Teste

Mardi 5 décembre à 18h30 : Paul Demeny, poète oublié, célèbre par la correspondance d'Arthur Rimbaud.

Le 30 novembre 1918, à la Maison de Santé « La Villa Moderne » à Arcueil, décédait, à l’âge de 74 ans, Paul Demeny, homme de lettres et éditeur. Si Paul Demeny est connu encore aujourd’hui, c'est en raison de la remise entre ses mains par le jeune Arthur Rimbaud à l’automne 1870 d’un recueil de vingt-deux poèmes (dont le Dormeur du Val) appelé le « Recueil de Douai » ou
« Cahier de Douai » puis d’une lettre dite « La Lettre du Voyant », manifeste poétique du jeune homme. Rimbaud voulait se faire éditer. Mais un peu plus tard, Rimbaud demandait à Demeny de brûler les poèmes qu’il lui avait adressés. Heureusement, Paul Demeny n’en fit rien.
Il faudra attendre 1891 pour que les poèmes du Cahier de Douai soient édités mais par un autre éditeur que Demeny. Venez partager avec nous cette séance à la découverte de Paul Demeny.
Y seront lus des poèmes de Paul Demeny, des extraits de « La Lettre du voyant » et quelques-uns des poèmes d’Arthur Rimbaud .
Par Henri Toulouze et Annie Thauront.

Anthroponymie française

Pieter Brueghel l'Ancien
L'anthroponymie est l'étude des noms de personnes. C'est une des branches de l'onomastique (étude de l'origine et de l'évolution des noms propres) Il existe à ce sujet de nombreux ouvrages, mais en consultant ces sources, il ne faudra pas tirer de conclusions trop hâtives, car le nom attribué à quelqu’un, l’a souvent été en tenant compte de certains paramètres relatifs à la personne, tels que sa profession, sa physionomie, ses qualités ou défauts, ses habitudes, ses origines, etc. Au regard des statistiques, on peut malgré tout conclure qu’une très grande majorité des noms ont pour origine d’anciens prénoms et une autre majorité non moins négligeable provient des sobriquets ou surnoms. L’histoire de notre passé mentionne des surnoms célèbres, tels que Pépin le Bref, Charles le Grand, Louis le Pieux.
Dans la plupart des civilisations antiques, un seul nom servait à désigner l'individu. Ce nom restait attaché à la personne de sa naissance à sa mort, sans héréditaire.
Seuls les Romains utilisaient un système de trois noms.
Avec l'expansion romaine, le système à trois noms s'est étendu sur tout l'Empire et notamment en Gaule.
Les invasions barbares du Vème siècle vont détruire l'Empire romain d'Occident et faire disparaître le système à trois noms en Gaule.
Les populations adoptent alors la coutume des vainqueurs, qui d’ailleurs était la leur avant l'arrivée des Romains. On ne porte désormais qu'un nom individuel, qui ne se transmet pas d'une génération à l'autre.
Ce système va perdurer jusqu'au XIIème siècle.
C'est au XIIème siècle que le processus de création des noms de famille s'amorce. Face aux problèmes engendrés par un trop grand nombre d'homonymes, le nom individuel est peu à peu accompagné par un surnom. Avec l'usage, ce surnom tend à devenir héréditaire. Ce phénomène se rencontre d'abord parmi les familles nobles, puis s'élargit à l'ensemble de la population des villes.Venez découvrir l'histoire européenne de nos noms et prénoms. Bruno Teste

Lire le dossier : anthroponymie française

Petite histoire du temps

Christopher Clavius
créateur du calendrier grégorien
Calendriers Julien, Grégorien, Révolutionnaire. Les hommes on très tôt compris la nécessité de créer un système de repérage pour diviser et organiser le temps sur de longues durées. L'observation des phénomènes périodiques, comme par exemple le déplacement quotidien de l'ombre, ou le retour des saisons ou encore le cycle lunaire, ont servi de premières références pour organiser la vie agricole, sociale et religieuse des premières sociétés. Le calendrier utilisé aujourd'hui dans la majeure partie du monde est le calendrier grégorien, mais par le passé, d'autres système l'ont précédé.
Les premiers calendriers sont apparus au début du troisième millénaire avant notre ère.  Leur but premier était de réguler les travaux agricoles au cours de l'année. Les Égyptiens définissaient d'ailleurs l'année comme « le temps nécessaire pour une récolte » et le hiéroglyphe qui la désigne est une jeune pousse avec un bourgeon. Dans les textes des pyramides, on mentionnait déjà l'existence de jours additionnels.
Le papyrus Rhind est le premier texte égyptien mentionnant les 365 jours
Les calendriers employés en Mésopotamie antique étaient de type luni-solaire avec des années constituées de 12 mois lunaires, chacun commençant lorsqu'une nouvelle lune était pour la première fois visible dans le ciel. Selon nécessité, on augmentait ces années par l'insertion d'un mois intercalaire afin de les faire correspondre à une année solaire, plus longue d'une dizaine de jours que l'année de 12 mois lunaire, entraînant ainsi des décalages entre les deux cycles.
La décision de modifier le calendrier était une prérogative royale. Ces changements avaient des conséquences sur les activités agricoles ou économiques (distribution des rémunérations, paiement des taxes, des intérêts, etc.), et également rituelles, puisque la fonction liturgique des calendriers était primordiale. Les calendriers avaient donc une importance sociale majeure, ce qui explique que leur gestion dépendait du pouvoir royal et religieux. Je vous propose un survol des calendriers qui ont réglé le temps de notre Europe. Une visite qui pourrait s’intituler « du calendriers julien au grégorien ». Bruno Teste

Lire le dossier : du calendrier julien au calendrier grégorien 

Lire le dossier : le calendier de Coligny 

Lire le dossier : le calendrier républicain 

Qui étaient les signataires du « vœu de Champagney » ?

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Cette étude généalogique des signataires du « vœu de Champagney » fait suite à la conférence de Michèle Pernot intitulée « L’esclavage dans les cahiers de doléances de 1789. L’histoire du vœu de Champagney et ses prolongements. » à l’atelier de généalogie de la médiathèque d’Arcueil (Val de Marne). En 2017, à Arcueil, le thème retenu pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage est « Le vœu de Champagney ». Nous interrogeant sur l’histoire de ces villageois de Franche-Comté qui signèrent le cahier de doléances le 19 mars 1789, nous avons cherché à identifier ces hommes. Nous pensons avoir réussi. Notre démarche a été de comparer les signatures du cahier de doléances avec celles des actes paroissiaux et d’état-civil de la commune de Champagney (Haute-Saône) accessibles sur le site des Archives départementales de la Haute-Saône. Nous avons ainsi rectifié cinq noms faussement attribués à des champagnerots dans la liste alphabétique publiée par la Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme de Champagney. Aucun de ces cinq noms figurant sur cette liste ne correspond à des noms d’habitants de Champagney ou même des alentours (Ronchamp, Plancher Bas). Il s’agit de Jean-Baptiste Pocner (ou Pocquener) au lieu de J.B Pociver, Joseph Guichard au lieu de Joseph Guillard, Pierre-Antoine Renaud au lieu de P.A Venand, Jean-Claude Burcey au lieu de J Deburez et Pierre-Antoine Delacour au lieu de P.A Delan. La généalogie de chacun des 68 signataires a permis de préciser leur profession et leurs liens de parenté. La municipalité de Champagney en créant en 1971 la Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme continue d’honorer la mémoire de ces hommes qui demandèrent l’abolition de l’esclavage il y a plus de 200 ans. Nous vous invitons à les découvrir à travers une approche généalogique. Annie Thauront

Lire le dossier sur le "vœu de Champagney"

« Histoire et généalogie de Lucien Ernst, fusillé pour l'exemple arcueillais »

Un soldat fusillé pour l’exemple désigne, dans le langage courant, un militaire exécuté après décision d’une juridiction militaire intervenant non seulement dans un cadre légal pour un délit précis mais aussi dans un souci d’exemplarité visant à maintenir les troupes en parfait état d’obéissance.  La notion de « fusillé pour l'exemple » a été explicitée par l'arrêt de la Cour spéciale de justice militaire en date du 3 mars 1934 qui a acquitté les quatre caporaux du moulin de Souain qui avaient été exécutés le 17 mars 1915.

Cette année, la municipalité d'Arcueil commémore le 11 novembre par une cérémonie particulière, les cent ans de la mort du zouave Lucien Ernst à la guerre de 1914-1918 avec l'inscription de son nom sur le monument aux morts.
Dessin de Jacques Tardi

Né à Paris le 14 janvier 1887, Lucien Ernst était domicilié 4 rue Émile Raspail à la déclaration de guerre. Lucien Ernst ne serait pas « mort pour la France » car il a été « fusillé pour l'exemple » le 16 août 1916 par un peloton de soldats de sa compagnie en présence de soldats de son régiment, le 4e mixte de zouaves et de tirailleurs. Son nom et celui d'Alphonse Blanché, recensé tardivement, ne figuraient pas sur le monument aux morts d'Arcueil. Désormais, ces deux soldats y auront leur nom inscrit.
Marcel Breillot, pour les Ateliers du Val de Bièvre, a dépouillé des archives militaires et en a tiré l'histoire de Lucien Ernst. Cette histoire est racontée dans une plaquette des Chroniques du Val de Bièvre parue en août 2016 et préfacée par Daniel Breuiller, maire d'Arcueil et dans le n° 92 de ces mêmes chroniques. Annie Thauront, pour l'atelier de généalogie, faisant la généalogie de ce soldat, a remonté l'ascendance alsacienne paternelle de celui-ci. Elle a ainsi découvert la situation particulière des alsaciens-lorrains lors de la Grande Guerre, les « optants » pour la nationalité française et ceux restés en Alsace-Lorraine ; leur situation est relatée dans un article de ce même n°92 des Chroniques du Val de Bièvre. Une conférence, la première de l'Atelier de généalogie de la médiathèque d'Arcueil pour l'année 2016-2017, est donc proposée par Marcel Breillot et Annie Thauront. Avec la soirée de débat et de projection de films du 10 novembre à 18h30 à la salle Jean Vilar et la commémoration du 11 novembre à 11h au monument aux morts place de la République, cette conférence s'inscrit dans le cadre des manifestations proposées par la ville d'Arcueil, les Chemins de la mémoire et l'Arac.

Lire le dossier sur Lucien Ernst 

Voir l'arbre généalogique de Lucien Ernst

Lire l'article d'Arcueil notre cité : Quel exemple ?