Séance du 15 mai : La longue histoire de la viabilisation du lotissement « la Villa Moderne » à Arcueil

La Villa moderne actuelle vue du ciel
Le 23 février 1923, Alphonse Alonzo, un entrepreneur des travaux publics parisien, achetait l’ancienne maison de santé « La Villa Moderne » avec son terrain et ses anciens bâtiments. Il créait une allée en U qu’il appelait « la Villa Moderne » pour desservir les parcelles de sa propriété mises en vente à partir de 1925. Mais très vite, il apparut que, malgré la loi du 19 juillet 1924, M Alonzo, avant de vendre, n’avait pas rempli ses obligations pourtant inscrites au cahier des charges. Le tout-à-l’égout, notamment, se déversait dans un puisard situé dans des vides de carrière en arrière de la Villa. Je vous propose de découvrir qui étaient le promoteur et les premiers acquéreurs de « la Villa Moderne ». Quels furent les démêlés de ces « mal-lotis » avec le lotisseur et la mairie pour obtenir que les dépenses d’assainissement de la voie privée ne soient pas à leur charge ? L’histoire de la viabilisation de « la Villa Moderne » dura plus de quarante ans. Il y eut encore des problèmes d’assainissement en 1966 malgré des travaux effectués en 1964 à l’occasion de la création des HLM de la Vache Noire. Cette séance ne sera pas la dernière. Nous prévoyons une autre séance qui sera consacrée aux nombreux artistes ayant habité ou habitant encore la Villa Moderne. Annie Thauront

Séance du 3 avril : Histoire de la maison de santé « La Villa Moderne » à Arcueil

Atlas des communes du département de la Seine 1901
À la fin du XIXe siècle existait à Arcueil une maison de santé appelée « Villa Moderne ». Elle était située route d’Orléans entre la Croix d’Arcueil et la Vache Noire. Moins illustre que la clinique du Dr Blanche à Passy où séjournèrent  aristocrates et grands bourgeois guettés par la folie et où mourut Guy de Maupassant, elle fut pourtant fréquentée par des célébrités. Ainsi deux poètes et hommes de théâtre y sont décédés : le 5 mai 1904, à 48 ans, Jacques Le Lorrain, auteur du "chevalier à la longue figure"inspiré de Don Quichotte et le 30 novembre 1918, à 74 ans, Paul Demeny, resté célèbre pour ses relations avec Arthur Rimbaud. Leur décès à la « Villa Moderne »  m’a conduite à faire l’histoire de cette maison de santé privé, dont j’ai découvert que subsistaient aujourd’hui plusieurs de ses pavillons. Malgré l’absence de sources spécifiques dans les archives publiques, j’ai trouvé son premier propriétaire Alexandre Victor Rohr et trois éminents médecins qui y exercèrent : l’orthopédiste Paul Archambault, le neuro-chirurgien Antony Chipault et l’oculiste Auguste Chevallereau. C’est un peu les progrès de la médecine à la fin du XIXe que je vous propose de découvrir à travers l’histoire des techniques médicales et des praticiens de la Villa Moderne. Annie Thauront

Les mardis 20 et 27 mars à 18h30 : Le village d’Arcueil, lieu de villégiature préféré de Pierre de Ronsard et de ses amis.

Au XVIe siècle, Le cercle poétique de Pierre de Ronsard, appelé dans un premier temps la Brigade puis ensuite la Pléiade, ont l’habitude de faire une partie de campagne festive dans le petit village d’Arcueil au sud de Paris. Deux journées particulières seront évoquées dans l’œuvre de Ronsard et de certains de ses amis poètes :
En 1549, « Les Bacchanales ou le Folâtrissime Voyage d’Hercueil (…) »
En 1553, des Dithyrambes relatant l’histoire d’un bouc, héros d’une « pompe » païenne à Arcueil qui valut à Ronsard d’être accusé d’hérésie à l’initiative du curé de Gentilly et des milieux protestants.
Des poèmes ronsardiens, avant ces événements et après ceux-ci, citeront aussi Arcueil. Son maître Jean Dorat, Rémy Belleau, Jean-Antoine de Baïf, Nicolas Ellain, Jean Passerat, Jean Godart, parmi d’autres, rendirent hommage aussi à Arcueil dans leurs poésies. Ronsard et son ami Jodelle aurait eu une propriété à Arcueil. Un quartier d’Arcueil rend hommage à ses poètes. Henri Toulouze

Mardi 20 mars : histoire commune entre Arcueil et ces poètes du XVIe siècle.
Mardi 27 mars : évocation plus littéraire à travers le voyage de 1549 du Quartier Latin à Arcueil en restituant l’ambiance du XVIe siècle.

Mardi 6 mars à 18h30 : Histoire des systèmes familiaux, l'exemple de la famille communautaire dans le centre de la France.

Famille de paysans 1648. Antoine le Nain
Depuis longtemps maintenant, l'anthropologie étudie les systèmes familiaux dans les différentes ethnies ou sociétés extra-européennes, mais qu'en est-il de l'histoire ? La famille a aussi une histoire dans nos contrées et sa forme a évoluée depuis l'Antiquité en fonction de nombreux facteurs, y compris géographiques. Après un bref aperçu des typologies élaborées par les historiens et spécialistes de la question, nous étudierons plus particulièrement la famille communautaire du centre de la France, qui fut une réalité vivante jusqu'au XIXème siècle.
Gilles Sinibaldi

Mardi 13 février 2018 à 18h30 : Arbres généalogiques et représentations graphiques.

Ascendance Louis Pergaud
Depuis très longtemps, des dessins d'arbres sont utilisés comme supports pour illustrer les généalogies. Certaines représentations graphiques des liens de parenté sont de véritables objets d'art au même titre que les portraits. La notion d’arbre apparaît aussi dans le vocabulaire généalogique : on parle de branches et de racines. Aujourd'hui, les mathématiques dans la théorie des graphes ont formalisé la notion d'arbre que l'informatique utilise pour ses bases de données et ses représentations automatiques des généalogies. Je montrerais quelques réalisations de différents logiciels de généalogie ainsi que mes propres dessins. Gérard Thauront

Chronique sur image : l'aqueduc d'Arcueil d'Adolphe Braun.

Photo Adophe Braun 1871 (cliquez sur l'image)
Chronique sur image a eu pour sujet une photographie de l'aqueduc d'Arcueil d'Adolphe Braun datant de 1871. Adolphe Braun est un photographe français né le 13 juin 1812 à Besançon et mort le 31 décembre 1877 à Dornach (Mulhouse). Sa photo de l'aqueduc est extraite d'une série intitulée : Le Théâtre de la guerre à Paris, Strasbourg et Belfort. Elle a été prise depuis la redoute des Hautes-bruyères à Villejuif, pendant la guerre franco-prussienne dite de 1870. Cette photo offre une vue panoramique de la commune intéressante et a donné matière à la rédaction d'un commentaire développé lors de notre séance du 16 janvier.

Lire le commentaire sur la photo de l'aqueduc d'A.Braun

Paul Demeny, poète oublié, célèbre par la correspondance d'Arthur Rimbaud.

Le 30 novembre 1918, à la Maison de Santé « La Villa Moderne » à Arcueil, décédait, à l’âge de 74 ans, Paul Demeny, homme de lettres et éditeur. Si Paul Demeny est connu encore aujourd’hui, c'est en raison de la remise entre ses mains par le jeune Arthur Rimbaud à l’automne 1870 d’un recueil de vingt-deux poèmes (dont le Dormeur du Val) appelé le « Recueil de Douai » ou
« Cahier de Douai » puis d’une lettre dite « La Lettre du Voyant », manifeste poétique du jeune homme. Rimbaud voulait se faire éditer. Mais un peu plus tard, Rimbaud demandait à Demeny de brûler les poèmes qu’il lui avait adressés. Heureusement, Paul Demeny n’en fit rien.
Il faudra attendre 1891 pour que les poèmes du Cahier de Douai soient édités mais par un autre éditeur que Demeny.
Par Henri Toulouze 

Lire le dossier sur Paul Demeny

Lire l'annexe sur la généalogie de Paul Demeny

Extraits croisés Arthur Rimbaud / Paul Demeny

Voir l'arbre de Paul Demeny sur Généanet