Mardi 28 février à 18h30 : Les Cap-Horniers durant la Grande-guerre.

Les Cap-Horniers, ces marins des grands voiliers dont la destination était les pays bordant le Pacifique et dont la route passait par le cap Horn, ont joué un rôle important pendant la Grande Guerre. Ils ont contribué de façon importante à l’alimentation des pays alliés en important des céréales d’Australie et de Californie. Le nitrate qu’ils apportaient du Chili était un engrais utile à l’agriculture, mais aussi un composant indispensable des poudres explosives, servant à l’industrie de l’armement, comme le nickel de Nouvelle-Calédonie.
Dès le début de la guerre les Allemands ont pris pour cibles ces voiliers qui n’ont pas cessé pour autant de naviguer dans des conditions de plus en plus difficiles. La vaste offensive des sous-marins allemands en 1917 fera disparaître près de la moitié de la flotte des voiliers français… Annonçant ainsi la fin de l’épopée des Cap-Horniers.

Lien vers le site des Cap-Horniers

Lien vers la base des Cap-Horniers français

Mardi 7 mars à 18h30 : portrait et généalogie de Françoise de Brancas, Dame de la Cour de Louis XIV

Françoise de Brancas
Conservation du patrimoine d'Arcueil
Dans la série des dames d’Arcueil, nous vous proposons le portrait et la généalogie de la très haute et très puissante Françoise de Brancas, princesse d’Harcourt. Cette grande dame, proche de Louis XIV, vécut de 1649 au 12 avril 1715 et fréquenta la Cour à St Germain-en-Laye, Versailles et Marly. Par son achat en 1692 de la partie Sud du domaine de Catherine de Hellin, Françoise de Brancas fut à l'origine de la création des jardins d'Arcueil, jardins magnifiquement dessinés au XVIIIe s et qui ont été les sujets de l’exposition du Louvre de 2016 « A l’ombre des frondaisons d’Arcueil ». Le 1er juillet 1700, Françoise de Brancas organisait une grande fête dans son château d’Arcueil, dont les travaux étaient terminés. Elle y recevait Marie Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne, qui sera la mère du futur roi Louis XV. Dans ce même château le 13 juillet 1613, Catherine de Hellin avait reçu à souper le jeune roi Louis XIII, venu inaugurer les travaux du futur aqueduc Médicis. Annie Thauront

Mardi 28 mars à 18h30 : quelques femmes du XVIIe siècle parentes de François de Brancas à travers la littérature

 Les vierges folles d'un salon des Précieuses
Gravure d'Abraham Bosse
Bien que considérées comme mineures, soumises à leur père ou à leur époux, les femmes ont joué un rôle essentiel dans la société du XVIIe siècle. Elles se sont illustrées dans les sphères du pouvoir, dans la littérature ou la religion. Elles eurent un rôle reconnu en littérature dans l’émergence d’une sensibilité précieuse. Certaines d’entre elles ont traversé les siècles, les reines comme Anne d’Autriche, les favorites de Louis XIV comme Melle de Lavallière, les courtisanes comme Ninon de L’Enclos. D’autres ont pris la plume comme Mme de Sévigné. Nous vous invitons à découvrir des portraits de femmes du Grand Siècle, parentes de Françoise de Brancas, la princesse d’Harcourt, à travers leur correspondance ou par les écrits des auteurs du temps (Tallemant des Réaux, Bussy-Rabutin, Saint-Simon et Molière). Annie Thauront

Benoît Boland (6/08/1885 - 18/05/1983) jeune cap-hornier et futur officier de marine marchande

Le  Joinville
La famille d'Adrienne Bolland, l'aviatrice née à Arcueil, dont nous avons réalisé la généalogie, a vécu à Arcueil-Cachan de 1889 à 1899. Benoît Boland, frère aîné de 10 ans d'Adrienne, a été « cap-hornier » avant de devenir un « grand capitaine de la marine marchande». En effet, Benoît Boland a  terminé sa carrière en 1946 comme responsable du poste de pilotage du port de Shanghai, ayant passé 23 ans en Chine. En 1904, quatre ans avant d'embarquer avec Charcot comme matelot sur le « Pourquoi pas ? » dans sa seconde expédition en Antarctique, Benoît Boland, qui avait moins de 20 ans, fêtait Noël à San Francisco loin de sa famille après avoir passé le Cap-Horn. Il avait été engagé comme pilotin sur « le Joinville », un trois-mâts barque cap-hornier battant pavillon français. Ce trois-mâts, construit à Saint-Nazaire et parti du  Havre le 18 mars 1904 avec 17 hommes, avait pour destination Thio (Nouvelle Calédonie) pour y charger du minerai de nickel. Henri Boland avait payé pour l'engagement de son fils 75 francs par mois à l'armateur. Selon l'accord conclu, Benoît Boland devait avoir une cabine confortable et manger à la table des officiers. Il pouvait consacrer du temps à ses études tout en participant au travail des marins. Il était rémunéré « fictivement » 15 francs par mois. À San Francisco, le 1er janvier 1905, Benoît Boland, qui a donné satisfaction, passe de « pilotin » à « matelot léger » à 40 francs par mois. Il a le même salaire qu'un « novice », le capitaine étant payé 200 francs. Benoît Boland arrivera en Nouvelle Calédonie le 26 mars 1905. Le trois-mâts mettra ensuite les voiles sur Le Havre où il arrivera le 17 octobre 1905. Le « voyage » de Benoît Boland au départ du Havre en passant par Hull et Newcastle en Angleterre puis par le Cap-Horn et par San Francisco pour arriver à Thio sur la côte Est de la Nouvelle Calédonie et retour, aura duré 19 mois et 3 jours, 19 mois et 3 jours que les marins du Joinville passeront hors de France.  C'est en faisant appel à l'aide de Brigitte et Yvonnick Le Coat que j'ai pu préciser la route de Benoît Boland à bord du Joinville.
Annie Thauront

« Histoire et généalogie de Lucien Ernst, fusillé pour l'exemple arcueillais »

Un soldat fusillé pour l’exemple désigne, dans le langage courant, un militaire exécuté après décision d’une juridiction militaire intervenant non seulement dans un cadre légal pour un délit précis mais aussi dans un souci d’exemplarité visant à maintenir les troupes en parfait état d’obéissance.  La notion de « fusillé pour l'exemple » a été explicitée par l'arrêt de la Cour spéciale de justice militaire en date du 3 mars 1934 qui a acquitté les quatre caporaux du moulin de Souain qui avaient été exécutés le 17 mars 1915.

Cette année, la municipalité d'Arcueil commémore le 11 novembre par une cérémonie particulière, les cent ans de la mort du zouave Lucien Ernst à la guerre de 1914-1918 avec l'inscription de son nom sur le monument aux morts.
Dessin de Jacques Tardi

Né à Paris le 14 janvier 1887, Lucien Ernst était domicilié 4 rue Émile Raspail à la déclaration de guerre. Lucien Ernst ne serait pas « mort pour la France » car il a été « fusillé pour l'exemple » le 16 août 1916 par un peloton de soldats de sa compagnie en présence de soldats de son régiment, le 4e mixte de zouaves et de tirailleurs. Son nom et celui d'Alphonse Blanché, recensé tardivement, ne figuraient pas sur le monument aux morts d'Arcueil. Désormais, ces deux soldats y auront leur nom inscrit.
Marcel Breillot, pour les Ateliers du Val de Bièvre, a dépouillé des archives militaires et en a tiré l'histoire de Lucien Ernst. Cette histoire est racontée dans une plaquette des Chroniques du Val de Bièvre parue en août 2016 et préfacée par Daniel Breuiller, maire d'Arcueil et dans le n° 92 de ces mêmes chroniques. Annie Thauront, pour l'atelier de généalogie, faisant la généalogie de ce soldat, a remonté l'ascendance alsacienne paternelle de celui-ci. Elle a ainsi découvert la situation particulière des alsaciens-lorrains lors de la Grande Guerre, les « optants » pour la nationalité française et ceux restés en Alsace-Lorraine ; leur situation est relatée dans un article de ce même n°92 des Chroniques du Val de Bièvre. Une conférence, la première de l'Atelier de généalogie de la médiathèque d'Arcueil pour l'année 2016-2017, est donc proposée par Marcel Breillot et Annie Thauront. Avec la soirée de débat et de projection de films du 10 novembre à 18h30 à la salle Jean Vilar et la commémoration du 11 novembre à 11h au monument aux morts place de la République, cette conférence s'inscrit dans le cadre des manifestations proposées par la ville d'Arcueil, les Chemins de la mémoire et l'Arac.

Lire le dossier sur Lucien Ernst 

Voir l'arbre généalogique de Lucien Ernst

Lire l'article d'Arcueil notre cité : Quel exemple ?

Psychogénéalogie…

La « psychogénéalogie » théorisée par le professeur Anne Ancelin Schützenberger au cours des années 1970, instaure l’idée que les événements traumatiques ou encore les secrets vécus par un ascendant auraient un impact sur le comportement de ses descendants et expliqueraient certains de leurs comportements. C'est en se basant sur des travaux psychanalytiques et psychologiques que la praticienne a élaboré sa théorie qui s'est dès lors imposée comme une base pour de nombreuses méthodes psychothérapeutiques. Cette méthode, de plus en plus pratiquée, utilise les bases de la recherche généalogique.

Déjà, dans Totem et Tabou, Sigmund Freud avait évoqué la possibilité d’une « âme collective » pour tenter d’expliquer une transmission de l’inconscient d’une personne à celui d’une autre. Mais c’est Carl Gustav Jung qui a réellement ouvert la voie d’une approche transgénérationnelle avec sa théorie de « l’inconscient collectif » auquel chacun de nous aurait accès. Puis Jacob Lévy Moreno (créateur du psychodrame) et Françoise Dolto, ou encore Didier Dumas, ont développé des théories complémentaires sur les dynamiques inconscientes de la famille. Mais c’est à Anne Ancelin-Schützenberger que l’on doit le réel essor de cette technique. Travaillant pendant des années auprès de malades, elle a cherché dans leurs histoires familiales d’éventuelles répétitions ou identifications inconscientes à un aïeul.
La psychothérapeute a pu ainsi constater que leurs maladies s’étaient fréquemment déclarées exactement à l’âge où un de leurs parents était mort d’une maladie grave ou d’un accident. Exemple : depuis des années, Pierre souffrait de maux de gorge et du syndrome de Reynaud (une mauvaise circulation sanguine de l’extrémité des membres, qui donne une sensation de froid permanente). Toutes les tentatives pour traiter ses pathologies à l’aide de la médecine conventionnelle avaient échoué. Accompagné de son thérapeute, il a commencé par passer plusieurs mois à élaborer son arbre généalogique. Il est parvenu ainsi à remonter jusqu’à la Révolution. Il a découvert dans cette période un parent direct qui lui aussi se prénommait Pierre et qu’il avait été guillotiné le 9 janvier 1793. Or il était né le même jour, cent soixante-dix ans plus tard, le 9 janvier 1963. Alors, sous la conduite de son thérapeute, il a rejoué cet épisode historique en psychodrame, et ses symptômes ont disparu !?

Lire le support de la séance

Lire "histoire de famille" exemple transgénérationnel.

Approche généalogique des maires d’Arcueil : de 1789 à 1939 ou de Pierre Michau à Marius Sidobre.

Combien y-a-t-il eu de maires pendant ces 150 ans ? Les chiffres varient de 22 à 27 suivant les diverses sources ! Pourquoi cette différence ? Partant du chiffre le plus élevé, nous avons d’abord fait une approche globale : de la durée de leurs mandats, de leur âge d’entrée en fonctions,  du nombre de mandats effectués, de leurs éventuels autres mandats, de leurs professions et de leurs tendances politiques.
La généalogie de chacun de ces 27 maires a permis de distinguer les maires d’origine arcueillaise et ceux sans attache familiale avec Arcueil et de découvrir les nombreux cousinages et parentés existants entre eux. Au moins cinq des maires d’Arcueil ont de nombreux ancêtres communs. La nation et leurs concitoyens ont souvent montré de la reconnaissance pour le travail accompli soit par des distinctions honorifiques, soit en donnant leur nom à des rues de la commune. Pierre Maussion

Lire le dossier des maires d'Arcueil